Ce mardi 13 octobre, le Barreau de Grenoble a accueilli à la Maison des avocats deux contrôleures des lieux de privation de liberté, Maud HOSTLANDT et Marie ANTER venues présenter les conclusions particulièrement alarmantes de leur dernière visite au centre pénitentiaire de Grenoble-Varces.

Surpopulation carcérale extrême, cellules insalubres, conditions de détention indignes, insuffisance des effectifs pénitentiaires, atteintes à la santé et à la sécurité des personnes détenues : les constats sont accablants.
En avril 2026, le quartier maison d’arrêt des hommes atteignait un taux d’occupation de 209 %. Une situation qui ne cesse de se dégrader, malgré les alertes répétées et les précédentes décisions de justice.

De gauche à droite : Me Florent Girault / Me Alexandre Rouvier / Me Maud Hoestlandt / Me Marie ANTER / Me Sandrine FIAT / Me Aurelia Mennessier
Face à cette situation, le Barreau de Grenoble refuse de rester spectateur.
L’Ordre des avocats intervient volontairement dans la nouvelle procédure de référé engagée par l’Observatoire international des prisons (OIP), qui sera examinée ce jeudi 15 octobre à 10 heures devant le tribunal administratif de Grenoble.
Parce que la privation de liberté ne saurait être une privation de dignité.

Parce que les droits fondamentaux doivent être respectés partout, y compris derrière les murs d’une prison.
Le Barreau de Grenoble demeure pleinement mobilisé pour la défense des libertés fondamentales et le respect de l’État de droit.







